Surmenage / BurnOut.

Le surmenage est la conséquence d’un travail physique ou intellectuel intense, provoquant une fatigue excessive. On pense tout de suite au burn-out au travail, mais le surmenage n’est pas uniquement professionnel, il peut se produire dans la vie privée ou familiale.

 

Le syndrome d'épuisement professionnel, ou burnout, se traduirait par un état d’épuisement professionnel (à la fois émotionnel, physique et psychique) ressenti face à des situations de travail « émotionnellement » exigeantes.


 

Est-ce un trouble fréquent ?

La fréquence des Burn-out est deux fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes, (3,1 % chez les femmes contre 1,4 % chez les hommes en 2012). 

L’âge et la catégorie sociale étaient fortement associés à la souffrance psychique : la probabilité de signalement d’une souffrance psychique en lien avec le travail augmentait avec l’âge et avec la catégorie sociale (gradient social des ouvriers vers les cadres).

Différentes présentations

 

Le burnout est un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique dans lesquelles la dimension de l’engagement est prédominante. Il se caractérise par 3 dimensions :

 

  • L’épuisement émotionnel : sentiment d’être vidé de ses ressources émotionnelles,

  • La dépersonnalisation ou le cynisme : insensibilité au monde environnant, déshumanisation de la relation à l’autre (les usagers, clients ou patients deviennent des objets), vision négative des autres et du travail,

  • Le sentiment de non-accomplissement personnel au travail : sentiment de ne pas parvenir à répondre correctement aux attentes de l'entourage, dépréciation de ses résultats, sentiment de gâchis…

 

Le(la) travailleur(se), surchargé(e), s’épuise littéralement à satisfaire des objectifs quantitatifs tellement élevés qu’ils peuvent lui paraître absurdes. Il(elle) travaille sur de nombreux projets sans jamais avoir le sentiment d’avoir pleinement accompli son travail (qualité empêchée), n’éprouve aucune satisfaction à son travail, ne peut atteindre l’objectif fixé et, ne bénéficiant pas d’une reconnaissance suffisante de la part de son entourage professionnel, perd progressivement le sens de son travail.

Et l’addiction au travail ?

Il ne faut pas confondre le syndrome d’épuisement professionnel avec l’addiction au travail («workaholisme»).

En effet, des personnes dépendantes au travail, incapables de s’en détacher psychologiquement, travaillent de manière compulsive et effectuent de nombreuses heures de travail. Elles fournissent un travail qui va au-delà de ce qui est attendu de leur part, au point que leur vie privée s’en trouve affectée. Cependant, pour ces personnes très investies, un changement brutal dans leur environnement professionnel, une remise en cause de leurs compétences ou de leur travail, un échec cuisant ou des circonstances provoquant une crise de sens identitaire, peuvent entraîner une érosion de leurs ressources et les faire basculer dans un syndrome d’épuisement professionnel.

Existe-il des facteurs prédisposants ?

Voici des comportements assez classiques que nous retrouvons chez les candidats au burn-out :

 

  • Un engagement sans limite dans son travail, un sens du devoir poussé à l’extrême

  • Faire de son travail le centre de sa vie

  • Faire preuve de perfectionnisme dans tous les aspects de son travail, sans égard aux priorités

  • Avoir des attentes élevées (voire inaccessibles) envers soi-même, entretenir des standards élevés de réussite et de performance

  • Avoir une conscience professionnelle élevée. Lorsque la pression monte, ce sont habituellement les employés performants qui écopent. De plus, ceux-ci peuvent avoir de la difficulté à laisser de côté les problèmes du travail à la fin de la journée.

  • Une propension à négliger d’évacuer les tensions et de pratiquer des activités ressourçantes (activité physique, loisirs, détente)

  • Un sens de l’autocritique exacerbé

  • La difficulté à déléguer

  • Des croyances telles que « je ne peux pas dire non », « je dois toujours être fort », « je dois plaire à tout le monde » …

Quelles en sont les conséquences ?

Les manifestations de l’épuisement professionnel, plus ou moins aiguës, peuvent être d’ordre :

 

  • Émotionnel : sentiment de vide, d’impuissance, perte de confiance en soi, irritabilité, pessimisme, attitude bureaucratique »…

  • Cognitif : difficulté de concentration, indécision, difficultés à faire des opérations simples, altération de la qualité du travail…

  • Physique : fatigue généralisée, maux de tête, de dos, tensions musculaires, troubles du sommeil,…

  • Interpersonnel et comportemental : repli, isolement, agressivité, impulsivité, baisse de l’empathie, conduites addictives…

  • Motivationnel : attitude négative envers le travail et les autres, désengagement,…

 

La symptomatologie du burnout est de fait assez complexe et peu spécifique. Dans les cas les plus extrêmes, le travailleur peut se trouver dans un état physique et psychique tel qu’il ne peut pas poursuivre son activité de travail; ce qui peut être vécu comme une rupture, un écroulement soudain, alors que des signes avant-coureurs pouvaient le laisser présager.

Quelles sont les ressources existantes ?

 

Quand une ou plusieurs personnes sont victimes d’épuisement, l’encadrement peut leur proposer un entretien permettant de faire le point sur leurs difficultés. Les raisons de leur état en lien avec le travail doivent être recherchées. Elles peuvent parallèlement contacter le médecin du travail. Celui-ci estimera la nécessité d’une orientation vers une prise en charge spécialisée et appréciera l’opportunité d’un aménagement de poste ou d’une redéfinition des objectifs et des moyens à leur disposition. Le service de santé au travail peut également aider l’entreprise à repérer les facteurs de risques professionnels en lien avec les cas de burnout portés à sa connaissance.

 

Apports des psychothérapies

 

Il n’est pas nécessaire de soigner le surmenage avec un traitement médicamenteux. Avant d’en arriver là, vous pouvez essayer des activités apaisantes comme la sophrologie, la méditation, le qi gong, le yoga ou même la relaxation. Il est nécessaire de trouver l’activité avec laquelle vous vous sentez le plus à l’aise.

Les psychothérapies structurées doivent être menées par des professionnels spécialement formés et entraînés pour répondre à vos besoins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Sources :