Troubles sexuels.

Le désir est un concept universel, pour de nombreuses cultures et plusieurs pays. Pourtant, sa définition varie sans cesse : selon les individus, selon les communautés, selon les pays, les facteurs socioculturels, etc.

 

“La sexualité est, du point de vue de la perpétuation de l'espèce, orientée vers la procréation. Néanmoins, elle a toujours eu des significations autres : pouvoir, valeur, place sociale de l'individu…”

 

La sexualité dite « normale » fait partie de la définition de la « bonne santé » selon l'OMS. On parle désormais de « santé sexuelle ». Même s'il n'est pas possible de définir une sexualité normale, une dysfonction de l'une des réponses sexuelles physiologiques à l'excitation : désir, érection, éjaculation, orgasme expose l'individu à des souffrances parfois importantes, parfois causes de dépression.

 

Dans le domaine de la sexualité, il existe encore beaucoup de préjugés et de peurs susceptibles de provoquer des blocages. Chaque individu a ses propres repères et sa position dans la société peut influencer le développement et ou le déroulement de sa sexualité selon ce que l'on pourrait appeler le plus petit dénominateur commun de ce qui est toléré, de ses références culturelles et religieuses.

 

Lorsqu'il existe une dysfonction sexuelle, s'il n'y a pas de plainte de l'individu il n'y a pas lieu de médicaliser celle-ci. De même, lorsqu'il existe un trouble du comportement sexuel et qu'il n'y a pas de plainte (de l'individu, de son entourage ou de la société), il n'y a pas lieu de proposer un traitement.


 

Chez les hommes :

Les troubles sexuels comprennent un grand nombre de troubles affectant :

  • Excitation sexuelle (libido)

  • Capacité à atteindre ou maintenir une érection (dysfonction érectile ou impuissance)

  • Capacité à éjaculer

  • Capacité à atteindre une érection sans déformation du pénis

  • Capacité à atteindre un orgasme

Beaucoup de problèmes sexuels résultent de l’association de facteurs physiques et psychologiques. Un trouble physique peut être à l’origine de difficultés psychologiques (telles que l’angoisse, la dépression ou le stress), qui peuvent aussi à leur tour aggraver le trouble physique. Parfois, les hommes se sentent obligés d’atteindre certaines performances sexuelles pour leur partenaire et en éprouvent une angoisse dite de performance. L’angoisse de performance peut devenir envahissante et diminuer le plaisir des hommes à avoir des relations sexuelles.


 

Chez les femmes

Près de 30 à 50 % des femmes présentent un trouble de la fonction sexuelle au cours de leur vie. Si les problèmes s’avèrent suffisamment graves pour donner lieu à une détresse, ils peuvent être perçus comme relevant de troubles de la fonction sexuelle. Ils peuvent être décrits et diagnostiqués en termes de problèmes spécifiques, comme le manque d’intérêt ou de désir, la difficulté à être excitée ou à atteindre l’orgasme, des douleurs au cours de l’activité sexuelle, une rétraction involontaire des muscles entourant le vagin, ou une excitation persistante et non voulue (génitale). Toutefois, ces distinctions ne sont pas toujours utiles. La plupart des femmes atteintes de troubles de la fonction sexuelle présentent les caractères de plusieurs problèmes spécifiques. Par exemple, il se peut que les femmes qui ont des difficultés à être excitées apprécient moins les relations sexuelles, aient des difficultés à atteindre l’orgasme, ou même trouvent les rapports sexuels douloureux. Ces femmes et la plupart de celles souffrant de douleurs lors de l’activité sexuelle perdent souvent, à juste titre, tout intérêt ou désir sexuel.


 

Comment retrouver sa libido ?

Les causes de la diminution de la libido sont nombreuses. Elles peuvent être organiques (iatrogénie médicamenteuse : antidépresseurs, neuroleptiques; ménopause chirurgicale), circonstancielles ou psychologiques (choc émotionnel, dépression, omission des préliminaires, dysfonction sexuelle du partenaire, conflits dans le couple, nudité mal acceptée, stérilité).

 

Chez certaines personnes, l’absence de libido est une normalité ; quand d’autres ont un désir sexuel exacerbé. Comment définir la frontière entre une libido, un désir normal, et un trouble sexuel ?

 

Une baisse prolongée du désir sexuel peut avoir des incidences psychologiques, notamment sur la confiance en soi et l’estime de soi.

 

Il n’existe pas de méthode miraculeuse pour booster la libido. Cependant, on peut de nos jours identifier les causes spécifiques selon les individus d’une diminution du désir sexuel et chercher des solutions. Pour cela, une consultation avec un sexologue est l’idéal. 

 

De nombreuses sexothérapies sont fondées sur des bases scientifiques valides et opérantes. Elles permettent de se concentrer en plusieurs séances autour des pensées automatiques, de l’éducation thérapeutique concernant la sexualité, des mythes existants, des stratégies pour améliorer la communication autour des émotions du couple, et améliorer les les stimulation érotique, etc.


 

Le soulagement de la souffrance des patients ainsi que la restauration d'une sexualité satisfaisante sont les objectifs à atteindre. Les psychothérapies structurées doivent être menées par des professionnels spécialement formés et entraînés pour répondre à vos besoins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Sources :